Et BAM dans ta face…

Lundi soir, lors de ma réunion mensuelle, je suis tombée. Tombée très bas. Lors de ces réunions, nous faisons des heures pour faire des heures. Donc on bosse légèrement et on discute beaucoup. Pour ce soir là, nous avions même prévu un petit goûter. J’avais amené des muffins tout chocolat maison. Un peu trop sec à mon goût mais bon quand même. De toute façon, Gabriel a fini l’assiette dès mon retour à la maison. Bref. On discute un peu de notre vie et du concours. Une d’entre nous a eu beaucoup de mal à l’avoir car « elle bossait à côté« . Une autre n’a même pas d’études dans la branche et l’a eu sans trop de forcer. Vient mon tour, j’explique que je ne pensais pas l’avoir non plus car c’était l’année de ma séparation.
 
Et là, une collègue me dit : « Tu as vraiment une vie de merde. Il t’arrive toujours des choses improbables. »
 
C’est vrai qu’ensemble, nous avions déjà parlé (brièvement) de la fausse couche et de mon avortement  de l’an dernier qui m’ont laissé en souvenir un implant douloureux par moment. Et le matin même, mon chéri n’a pas réussi à trouver un seul médecin voulant bien prendre Gabriel et sa varicelle.
 
Bref. J’encaisse.
 
On continue de discuter de notre boulot. Que certains collègue cherche à se reconvertir, que ce n’est pas simple tous les jours. Puis on parle du mouvement (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est en gros les chaises musicales de l’éducation nationale, là où on « choisit » un poste/ une classe pour l’année scolaire). Et je dis que je trouve ça quand même injuste qu’à nombre de point égale (les points = années d’anciennetés + nombre d’enfant), il regarde la date de naissance pour classer en 2e recours. Ce qui veut dire que si tu réussis tout ton parcours du premier coup, tu passes après les autres et c’est mon cas. Vient donc l’argumentaire : Oui mais il y en a qui travaille pendant leurs études. Je me justifie en expliquant qu’à 18 ans j’ai bien dû travailler car j’ai été « contrainte » de prendre mon propre logement et donc mon indépendance financière.
 
Réaction de la même collègue. « J’ai raison quand même, tu as vraiment une vie de merde. »
 
Fin de la réunion. Retour dans la voiture, j’appelle mon chéri:
– toujours pas de médecin pour Gabriel (j’ai du appeler SOS médecin pour un rdv à 21h20)
– le terrain qui nous plaisait et qui était complètement dans nos prix ne va pas (bâtiment de France, etc.)
– mon homme est au chômage pour la semaine (espérons que ça ne soit QUE pour la semaine) car les chantiers ont du retard.
 
Et là, tu commences à te dire aussi « que tu as vraiment une vie de merde« . Tout au long de la route retour, j’ai fait le tour de ma vie…. tout amenait à la même conclusion : ma vie se résume à cette phrase : « J’ai une vie de merde. » Je sens les larmes me couler sur les joues.
 
Je gare ma voiture devant la maison et je vois Gabriel sourire, me faire de grands signes de sa baie vitrée. Je rentre dans la maison et il me court dans les bras en me disant « bonjour maman. câlin. »
 
Enfaite, je n’ai pas une vie de merde. J’ai le petit garçon le plus merveilleux du monde. Rien que pour ça, je n’échangerais ma vie pour rien au monde !
 
 
 
Carpe Diem*
Publicités
Publié dans: Life

5 réflexions sur “Et BAM dans ta face…

  1. Aurore C. dit :

    Je trouve que ta collègue n'est rien d'autre qu'une Pétasse arrogante qui ferait bien de fermer sa grande gueule ! Je suis désolée d'écrire ces mots sur une personne que je ne connais même pas, mais franchement quelle garce !
    Moi au contraire je dirais plutôt que tu as beaucoup de force d'affronter ces épreuves de la vie. Et je suis admirative de cela.
    De plus, tu as une famille (Max et Gabou) qui t'aime et je pense que c'est le plus important !
    N'écoute pas ces gens qui te tire vers le bas ! Il faut foncer, aller de l'avant et oublie cette collègue qui ne mérite même pas que tu t'arrête sur son cas !

    J'aime

  2. Djahann dit :

    Une connasse ! De quel droit elle se permet de te dire ça ? de la jalousie, peut être ?
    C'est ignoble de dire ça à une personne dont on ne connait en plus qu'une petite partie de la vie. La vie est faite pour beaucoup de hauts et de bas et c'est ce qui permet de l'apprécier aussi (quel ennui si tout était toujours facile !). Alors non, quelles que soient les difficultés que tu as pu avoir, tu n'as pas une vie de merde. Une vie normale, parsemée d'embûches comme pour beaucoup, certainement, mais avec aussi des réussites (ne serait-ce que cet adorable bambin).

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s